<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/"><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/</link><title>Hitori</title><description>Hitori</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Mon, 10 Dec 2007 10:38:15 +0100</lastBuildDate><pubDate>Mon, 10 Dec 2007 10:38:15 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071201011011/secret/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071117175333/un-peu-d-introspection/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071102152352/dans-ma-bulle/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071031151923/que-cherches-tu/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071030013020/amour-de-metro/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071029005800/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071022233730/newborn/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071022000210/again/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071201011011/secret/"><title>Secret</title><description>Certains jetaient bien des bouteilles à la mer.

- Qu'est-ce que tu fais ?
- Rien rien, répondit-il en tapotant la terre du plat de la main.

Il se releva en frottant ses paumes contre son jean, laissant de larges traînées sur le denim. Son compagnon fit la grimace.

- Porc.
- Peut-être, mais tu aimes ça, fit-il en souriant largement.

C'était le genre de sourire qui donnait envie de sourire à son tour. Ni trop large, ni trop peu prononcé, avec juste ce qu'il fallait de dent et de fossette pour être adorable et donner envie d'embrasser ce coin de bouche relevé.
Son compagnon céda à l'impulsion et s'enfuit en courant avant qu'il n'ait le temps de réagir. Il jeta un dernier coup d'œil au carré de terre fraîchement retournée, puis s'élança à la poursuite de l'autre à grands coups de cris en descendant de la colline, tendant ses mains sales tel un monstre sanguinaire. Ils étaient là pour savourer le vent frais, le soleil chaud qui brillait haut dans le ciel, les quelques nuages qui jouaient à saute-mouton et leur amour.
Trois cailloux de formes singulières marquaient l'emplacement du secret enfoui, trois mots écrits sur un morceau de papier, roulé serré puis enfoncé dans une bouteille. Trois cailloux qui murmuraient, comme seuls des cailloux le peuvent, un secret à la terre.

« Je suis séropositif. »</description><content:encoded><![CDATA[Certains jetaient bien des bouteilles à la mer.<br />
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- Qu’est-ce que tu fais ?<br />
- Rien rien, répondit-il en tapotant la terre du plat de la main.<br />
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Il se releva en frottant ses paumes contre son jean, laissant de larges traînées sur le denim. Son compagnon fit la grimace.<br />
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- Porc.<br />
- Peut-être, mais tu aimes ça, fit-il en souriant largement.<br />
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C’était le genre de sourire qui donnait envie de sourire à son tour. Ni trop large, ni trop peu prononcé, avec juste ce qu’il fallait de dent et de fossette pour être adorable et donner envie d’embrasser ce coin de bouche relevé.<br />
Son compagnon céda à l’impulsion et s’enfuit en courant avant qu’il n’ait le temps de réagir. Il jeta un dernier coup d’œil au carré de terre fraîchement retournée, puis s’élança à la poursuite de l’autre à grands coups de cris en descendant de la colline, tendant ses mains sales tel un monstre sanguinaire. Ils étaient là pour savourer le vent frais, le soleil chaud qui brillait haut dans le ciel, les quelques nuages qui jouaient à saute-mouton et leur amour.<br />
Trois cailloux de formes singulières marquaient l’emplacement du secret enfoui, trois mots écrits sur un morceau de papier, roulé serré puis enfoncé dans une bouteille. Trois cailloux qui murmuraient, comme seuls des cailloux le peuvent, un secret à la terre.<br />
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« Je suis séropositif. »]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071201011011/secret/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-12-01T01:10:11+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071117175333/un-peu-d-introspection/"><title>Un peu d'introspection</title><description>Place pour un peu d'égocentrisme - après tout, n'est-ce pas là la vocation première du blog ? (oui, pour les adolescents décérébrés - misère, j'échaperai bientôt à cette catégorie pour rejoindre celle des adulescents. Tuez-moi.)

Celà fait depuis lundi que je ne suis pas sorti de ma chambre. Ma fac fait partie de celles qui sont bloquées, et vivant en banlieue, mes capacités de déplacements sont fortement réduites par les grèves actuelles. Le pire étant que cela ne me gêne quasiment pas. Cela fait donc 5 jours que je reste sur mon lit, à bouquiner, à regarder des trucs déjà vus sur mon ordinateur, ou à tchatter. 

En 5 jours, mon téléphone n'a pas sonné une seule fois. Parfois, je me dis que si un jour je décidais de ne plus sortir définitivement de chez moi, personne ne le remarquerait. Evidement, c'est une idée noire due à la trop longue prolongation de ce séjour forcé dans mon antre - un seul jour de cours manqué et mes compagnons de fac s'inquièteraient de ne pas m'avoir vu.
Il n'empêche.

Je ne comprends pas pourquoi le fait que je ne sorte pas étonne autant que je le dis, d'ailleurs. J'ai l'impression que l'occupation du gay moyen réside dans sa garde-robe, ses cosmétiques et les boîtes du marais qu'il fréquente. (je précise bien 'gay moyen', je sais, c'est une généralisation, bouh, pas bien, je fais des raccourcis faciles si je le veux d'abord)
Moi, je n'aime pas ça. J'aime bien passer une heure sous une douche bien chaude à essayer de nouveaux parfums de gel douche - j'adore sentir bon - mais c'est plus pour moi que pour plaire à quelqu'un d'autre. Je déteste 'sortir', à fortiori dans un endroit 'gay' - ça me donne plus l'impression de me rendre à la boucherie qu'autre chose. Je dois déjà subir ça sur Internet avec la dictature du &quot;no pic=no dial&quot; et du &quot;+ de 35 ans OUT&quot;, ou encore du &quot;je mor pa LOL&quot;.
Je fais un complexe d'infériorité envers ses êtres si biens adaptés à la société dans laquelle ils vivent à fond le train, et en même temps un complexe de supériorité envers ce diktat de la superficialité et de la consommation (auquel je me dois de plier. Non mais vous avez vu les macbook ? Comment résister quand on a été éduqué par les pubs ?).

Pour en revenir au quotidien, malgré le fait que ça m'oblige à rester chez moi et à broyer du noir, je n'en veux pas le moins du monde aux bloqueurs et grévistes qui, à ce que j'ai cru comprendre, gâchent la vie de tout le reste de la population française. Eux se battent pour ce qu'ils croient, et s'il est facile de leur taper dessus en invoquant le nomrbe de désagréments qu'il engendrent dans nos petites vies égoïstes, je crois qu'il est encore plus facile d'oublier que si nous-même avions des avantages qu'on menacait de nous retirer, on pousserait une gueulante.
Le problème est que je ne m'identifie absolument pas aux étudiants bloqueurs ou aux grévistes de la SNCF. Je n'ai pas de cause à laquelle je crois (sauvons les bébés phoques !), en tout cas pas au point de sortir braver le froid (5° ? C'est quoi ces conneries ? Ma couette !) et manifester dans les rues.

Ce manque d'intérêt m'inquiète depuis un bout de temps déjà. On nous stresse dès nos 13 ans pour faire des choix qui définiront nos vies, on n'a pas le droit à l'erreur, il faut savoir ce qu'on veut faire de sa vie de plus en plus tôt, on nous presse de prendre des décisions. Et moi, je n'aime pas ça, être pressé. Ca me bloque. Du coup, je suis bloqué depuis mes 13 ans. Je fais des études pour l'intérêt d'en faire, parce que je suis doué naturellement dans telle ou telle matière, et que ce n'est donc pas trop dur. Et que ça m'empêche d'être confronté à des choix essentiels. 
Je vais bientôt quitter ma deuxième décennie pour rentrer dans le lot des &quot;jeunes adultes&quot;. 20 ans. Bordel. Je n'ai jamais eu de problème avec mon âge, le passage à la majorité s'est fait sans heurt chez moi, quand je me compare à certains personnes que je connais. Mais 20 ans, ça a un caractère fatidique. On attend de moi que je sois plus mature, que je sache ce que je veux et surtout comment l'obtenir. Alors qu'en réalité je n'en sais rien.

A la fin de cette année scolaire, j'aurai 20 ans, un diplôme (normalement, hein, sauf cas exceptionnel), et aucune idée relative à mon futur.

J'ai déjà un mal de chien à remplir la case &quot;intérêts&quot; ou &quot;hobby&quot; dans un site de rencontre, je me vois mal continuer mes études alors que je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de devenir.

(La parenthèse qui tue tout : ne sachant déjà pas me définir ou savoir ce dont j'ai envie, il n'est peut-être pas étonnant de voir le vide récurrent dans ma vie sentimentale. Parenthèse fermée.)

La vie (réelle), sapuduku.</description><content:encoded><![CDATA[Place pour un peu d'égocentrisme - après tout, n'est-ce pas là la vocation première du blog ? (oui, pour les adolescents décérébrés - misère, j'échaperai bientôt à cette catégorie pour rejoindre celle des adulescents. Tuez-moi.)<br />
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Celà fait depuis lundi que je ne suis pas sorti de ma chambre. Ma fac fait partie de celles qui sont bloquées, et vivant en banlieue, mes capacités de déplacements sont fortement réduites par les grèves actuelles. Le pire étant que cela ne me gêne quasiment pas. Cela fait donc 5 jours que je reste sur mon lit, à bouquiner, à regarder des trucs déjà vus sur mon ordinateur, ou à tchatter. <br />
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En 5 jours, mon téléphone n'a pas sonné une seule fois. Parfois, je me dis que si un jour je décidais de ne plus sortir définitivement de chez moi, personne ne le remarquerait. Evidement, c'est une idée noire due à la trop longue prolongation de ce séjour forcé dans mon antre - un seul jour de cours manqué et mes compagnons de fac s'inquièteraient de ne pas m'avoir vu.<br />
Il n'empêche.<br />
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Je ne comprends pas pourquoi le fait que je ne sorte pas étonne autant que je le dis, d'ailleurs. J'ai l'impression que l'occupation du gay moyen réside dans sa garde-robe, ses cosmétiques et les boîtes du marais qu'il fréquente. (je précise bien 'gay moyen', je sais, c'est une généralisation, bouh, pas bien, je fais des raccourcis faciles si je le veux d'abord)<br />
Moi, je n'aime pas ça. J'aime bien passer une heure sous une douche bien chaude à essayer de nouveaux parfums de gel douche - j'adore sentir bon - mais c'est plus pour moi que pour plaire à quelqu'un d'autre. Je déteste 'sortir', à fortiori dans un endroit 'gay' - ça me donne plus l'impression de me rendre à la boucherie qu'autre chose. Je dois déjà subir ça sur Internet avec la dictature du "no pic=no dial" et du "+ de 35 ans OUT", ou encore du "je mor pa LOL".<br />
Je fais un complexe d'infériorité envers ses êtres si biens adaptés à la société dans laquelle ils vivent à fond le train, et en même temps un complexe de supériorité envers ce diktat de la superficialité et de la consommation (auquel je me dois de plier. Non mais vous avez vu les macbook ? Comment résister quand on a été éduqué par les pubs ?).<br />
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Pour en revenir au quotidien, malgré le fait que ça m'oblige à rester chez moi et à broyer du noir, je n'en veux pas le moins du monde aux bloqueurs et grévistes qui, à ce que j'ai cru comprendre, gâchent la vie de tout le reste de la population française. Eux se battent pour ce qu'ils croient, et s'il est facile de leur taper dessus en invoquant le nomrbe de désagréments qu'il engendrent dans nos petites vies égoïstes, je crois qu'il est encore plus facile d'oublier que si nous-même avions des avantages qu'on menacait de nous retirer, on pousserait une gueulante.<br />
Le problème est que je ne m'identifie absolument pas aux étudiants bloqueurs ou aux grévistes de la SNCF. Je n'ai pas de cause à laquelle je crois (sauvons les bébés phoques !), en tout cas pas au point de sortir braver le froid (5° ? C'est quoi ces conneries ? Ma couette !) et manifester dans les rues.<br />
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Ce manque d'intérêt m'inquiète depuis un bout de temps déjà. On nous stresse dès nos 13 ans pour faire des choix qui définiront nos vies, on n'a pas le droit à l'erreur, il faut savoir ce qu'on veut faire de sa vie de plus en plus tôt, on nous presse de prendre des décisions. Et moi, je n'aime pas ça, être pressé. Ca me bloque. Du coup, je suis bloqué depuis mes 13 ans. Je fais des études pour l'intérêt d'en faire, parce que je suis doué naturellement dans telle ou telle matière, et que ce n'est donc pas trop dur. Et que ça m'empêche d'être confronté à des choix essentiels. <br />
Je vais bientôt quitter ma deuxième décennie pour rentrer dans le lot des "jeunes adultes". 20 ans. Bordel. Je n'ai jamais eu de problème avec mon âge, le passage à la majorité s'est fait sans heurt chez moi, quand je me compare à certains personnes que je connais. Mais 20 ans, ça a un caractère fatidique. On attend de moi que je sois plus mature, que je sache ce que je veux et surtout comment l'obtenir. Alors qu'en réalité je n'en sais rien.<br />
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A la fin de cette année scolaire, j'aurai 20 ans, un diplôme (normalement, hein, sauf cas exceptionnel), et aucune idée relative à mon futur.<br />
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J'ai déjà un mal de chien à remplir la case "intérêts" ou "hobby" dans un site de rencontre, je me vois mal continuer mes études alors que je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de devenir.<br />
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(La parenthèse qui tue tout : ne sachant déjà pas me définir ou savoir ce dont j'ai envie, il n'est peut-être pas étonnant de voir le vide récurrent dans ma vie sentimentale. Parenthèse fermée.)<br />
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La vie (réelle), sapuduku.]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071117175333/un-peu-d-introspection/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-11-17T17:53:33+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071102152352/dans-ma-bulle/"><title>Dans ma bulle</title><description>

Bulle.
Forme : ronde.
Généralement transparente, irisée.
Fragile, fâcheuse tendance à éclater.
Une bulle entre moi et le reste du monde. Une bulle pour atténuer les bruits du monde réel, une bulle pour me protéger de ses agressions, mais une bulle pour m'isoler.

Assis derrière ma barrière, je les regarde s'exciter, huer, crier, souffler. Je les vois tenter de m'extirper de là, je les vois tenter de d'éclater l'invisible mur qui les retient dehors, je les vois s'écraser dessus alors qu'ils sont persuadés qu'il n'y a rien entre eux et moi. Leur confiance brisée en mille morceaux, ils frappent, cognent, furieux, blessés, frustrés.

Moi, seul, las, je les regarde, et je ne bouge plus. Ca fait trop longtemps que je suis là, las, seul. Trop longtemps que je suis assis. Je ne sens plus mes jambes. J'attends celui qui saura traverser la bulle comme si elle n'existait pas, celui qui fera fi de mes barrières pour me tendre la main et me remettre sur pied.

J'attends, peut-être pour toujours, peut-être pour jamais. Mais j'attends.</description><content:encoded><![CDATA[<a href="http://photobucket.com" target="_blank"><img src="http://i2.photobucket.com/albums/y11/Hitori_Toshiro/bulle.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"></a><br />
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Bulle.<br />
Forme : ronde.<br />
Généralement transparente, irisée.<br />
Fragile, fâcheuse tendance à éclater.<br />
Une bulle entre moi et le reste du monde. Une bulle pour atténuer les bruits du monde réel, une bulle pour me protéger de ses agressions, mais une bulle pour m'isoler.<br />
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Assis derrière ma barrière, je les regarde s'exciter, huer, crier, souffler. Je les vois tenter de m'extirper de là, je les vois tenter de d'éclater l'invisible mur qui les retient dehors, je les vois s'écraser dessus alors qu'ils sont persuadés qu'il n'y a rien entre eux et moi. Leur confiance brisée en mille morceaux, ils frappent, cognent, furieux, blessés, frustrés.<br />
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Moi, seul, las, je les regarde, et je ne bouge plus. Ca fait trop longtemps que je suis là, las, seul. Trop longtemps que je suis assis. Je ne sens plus mes jambes. J'attends celui qui saura traverser la bulle comme si elle n'existait pas, celui qui fera fi de mes barrières pour me tendre la main et me remettre sur pied.<br />
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J'attends, peut-être pour toujours, peut-être pour jamais. Mais j'attends.]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071102152352/dans-ma-bulle/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-11-02T15:23:52+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071031151923/que-cherches-tu/"><title>Que cherches-tu ?</title><description>

Tu cherches quoi, petit bonhomme, sur ces nombreuses pages hantées par des centaines d'individus ? Qu'espères-tu, alors même que cette multitude te dégoûte presque de l'espoir ?

Cette question, tu ne la comprends pas. Pourquoi chercher, pourquoi ? Tu te laisses porter, au gré du hasard, non, le hasard n'existe pas, au gré du Temps, du Destin, de cette Force inéxorable qui te conduit vers la Fin. Le futur n'est pas écrit, il n'est qu'esquissé par tes choix d'aujourd'hui, alors pourquoi chercher ? Ce qui doit arriver arrivera, ce que tu veux qui arrive arrivera. En temps voulu.

Tu cherches quoi, petit bonhomme, toi qui n'a rien mais qui espère tout ? Tu cherches un peu de chaleur, un peu de compagnie, et tu es broyé par cette multitude glacée aux contours acérés qui ne te comprend pas, qui te rejette, qui te piétine.
Désillusion, réalité. Petit papillon qui tente de s'envoler vers le ciel sans voir qu'il est emprisonné dans un bocal.

Tu cherches quoi, hein, petit bonhomme ?</description><content:encoded><![CDATA[<a href="http://photobucket.com" target="_blank"><img src="http://i2.photobucket.com/albums/y11/Hitori_Toshiro/meetic.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket"></a><br />
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Tu cherches quoi, petit bonhomme, sur ces nombreuses pages hantées par des centaines d'individus ? Qu'espères-tu, alors même que cette multitude te dégoûte presque de l'espoir ?<br />
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Cette question, tu ne la comprends pas. Pourquoi chercher, pourquoi ? Tu te laisses porter, au gré du hasard, non, le hasard n'existe pas, au gré du Temps, du Destin, de cette Force inéxorable qui te conduit vers la Fin. Le futur n'est pas écrit, il n'est qu'esquissé par tes choix d'aujourd'hui, alors pourquoi chercher ? Ce qui doit arriver arrivera, ce que tu veux qui arrive arrivera. En temps voulu.<br />
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Tu cherches quoi, petit bonhomme, toi qui n'a rien mais qui espère tout ? Tu cherches un peu de chaleur, un peu de compagnie, et tu es broyé par cette multitude glacée aux contours acérés qui ne te comprend pas, qui te rejette, qui te piétine.<br />
Désillusion, réalité. Petit papillon qui tente de s'envoler vers le ciel sans voir qu'il est emprisonné dans un bocal.<br />
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Tu cherches quoi, hein, petit bonhomme ?]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071031151923/que-cherches-tu/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-10-31T15:19:23+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071030013020/amour-de-metro/"><title>Amour de métro</title><description>J'attends patiemment, la rame arrive. Elle s'arrête, les portes s'ouvrent. Tu es là, assis, perdu dans ton monde, coupé du monde extérieur par ce beau casque rouge. Mes oreillettes bien vissées, les sons du métro me paraissent sourds, cachés par la musique. Je te regarde, je t'observe, je scrute les traits de ton visage, et toi, tu ne me vois même pas, tu es à mille lieues de t'imaginer que là, soudainement, un garçon a eu le coup de foudre pour toi. Tu es parfait, tes lèvres évoquent en moi des fantasmes de baisers langoureux, tes yeux solitaires et indépendants regardent sans voir par la fenêtre. J'enregistre les moindres détails, la façon dont tes mains s'agite sur tes genoux, au rythme des notes qui déferlent dans tes oreilles. Le plastique rouge se perd dans tes cheveux courts et indisciplinés, qui ont l'air aussi doux que du duvet. 

Mon cerveau marche à cent à l'heure et patine dans la semoule en même temps, je veux imaginer un nous, alors que vraiment il n'y a qu'un moi et un tu. Tu es l'inconnu, le désir, l'envie d'accomplissement, je suis l'inachevé, le vide attendant d'être comblé. Pendant ce bref interlude, cette tranche de vie dans les transports en commun, je t'aime de tous les fibres de mon être, et un mot de ta part me ferait tiens pour l'éternité. Et puis les portes s'ouvrent à nouveau, trop vite, 5, 10 minutes, et je n'ai pas eu le temps de m'abreuver de ta vue tout mon saoul, que déjà je me lève, et tu te lèves, et nous sortons, chacun de notre côté. 

Nous ne nous reverrons jamais, tu ne te douteras même pas qu'un jour, dans les transports en commun, un coeur s'est épanoui et flétri pour toi.
Nous ne nous rencontrerons jamais plus, et déjà ma mémoire te classe dans cette catégorie si particulière, pleine de tes semblables.
Adieu, amour de métro.</description><content:encoded><![CDATA[J'attends patiemment, la rame arrive. Elle s'arrête, les portes s'ouvrent. Tu es là, assis, perdu dans ton monde, coupé du monde extérieur par ce beau casque rouge. Mes oreillettes bien vissées, les sons du métro me paraissent sourds, cachés par la musique. Je te regarde, je t'observe, je scrute les traits de ton visage, et toi, tu ne me vois même pas, tu es à mille lieues de t'imaginer que là, soudainement, un garçon a eu le coup de foudre pour toi. Tu es parfait, tes lèvres évoquent en moi des fantasmes de baisers langoureux, tes yeux solitaires et indépendants regardent sans voir par la fenêtre. J'enregistre les moindres détails, la façon dont tes mains s'agite sur tes genoux, au rythme des notes qui déferlent dans tes oreilles. Le plastique rouge se perd dans tes cheveux courts et indisciplinés, qui ont l'air aussi doux que du duvet. <br />
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Mon cerveau marche à cent à l'heure et patine dans la semoule en même temps, je veux imaginer un nous, alors que vraiment il n'y a qu'un moi et un tu. Tu es l'inconnu, le désir, l'envie d'accomplissement, je suis l'inachevé, le vide attendant d'être comblé. Pendant ce bref interlude, cette tranche de vie dans les transports en commun, je t'aime de tous les fibres de mon être, et un mot de ta part me ferait tiens pour l'éternité. Et puis les portes s'ouvrent à nouveau, trop vite, 5, 10 minutes, et je n'ai pas eu le temps de m'abreuver de ta vue tout mon saoul, que déjà je me lève, et tu te lèves, et nous sortons, chacun de notre côté. <br />
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Nous ne nous reverrons jamais, tu ne te douteras même pas qu'un jour, dans les transports en commun, un coeur s'est épanoui et flétri pour toi.<br />
Nous ne nous rencontrerons jamais plus, et déjà ma mémoire te classe dans cette catégorie si particulière, pleine de tes semblables.<br />
Adieu, amour de métro.]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071030013020/amour-de-metro/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-10-30T01:30:20+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071029005800/"><title>2007/10/29 00:58:00</title><description>Un coup de vent, une bourrasque froide, et une feuille de plus meurt.
Un coup de vent, et elle s'envole, virevolte, et atterit doucement par terre, emportant avec elle un morceau de chaleur de l'été qui meurt, un morceau de joie de mon coeur.
A chaque feuille qui tombe, il fait plus froid et sombre, à chaque arbre dénudé s'ajoute qui une écharpe, qui des gants.
C'est l'automne, et à chaque minute de clarté qui s'envole, l'obscurité prend un peu plus ses marques, grignote les barrières, installe ses miasmes.

Chaque jour, ça devient un peu plus dur de s'arracher à la chaleur des couettes, l'oreiller parait plus magnétique, la tête plus lourde, les paupières sont scellés, la motivation brille par son absence, et la chaleur devient un mets recherché, et consommé avec avidité.
On se met à imaginer avec ferveur cet autre qui se loverait contre nous sous la couette pour partager un peu de sa chaleur, rallumer la flamme des cendres de notre âtre, cet autre qui comblerait le vide froid où l'automne s'installe. On l'imagine tellement qu'une image se forme dans notre esprit, à l'orée de la réalité et du rêve, dans cet entre-deux matinal où le froid n'a pas encore chassé les rêves de la nuit. On a passé la nuit dans ses bras forts, ses bras d'inconnu qu'on sait qu'on aime, et quand on ouvre finalement les yeux, il n'est plus là, il nous a abandonné. C'est qu'il n'existe pas dans notre réalité.

Un coup de vent, une feuille qui tombe, une minute de jour évaporée, un lit plus vide, des rêves mélancoliques...

Pas de doute, c'est l'automne.</description><content:encoded><![CDATA[Un coup de vent, une bourrasque froide, et une feuille de plus meurt.<br />
Un coup de vent, et elle s'envole, virevolte, et atterit doucement par terre, emportant avec elle un morceau de chaleur de l'été qui meurt, un morceau de joie de mon coeur.<br />
A chaque feuille qui tombe, il fait plus froid et sombre, à chaque arbre dénudé s'ajoute qui une écharpe, qui des gants.<br />
C'est l'automne, et à chaque minute de clarté qui s'envole, l'obscurité prend un peu plus ses marques, grignote les barrières, installe ses miasmes.<br />
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Chaque jour, ça devient un peu plus dur de s'arracher à la chaleur des couettes, l'oreiller parait plus magnétique, la tête plus lourde, les paupières sont scellés, la motivation brille par son absence, et la chaleur devient un mets recherché, et consommé avec avidité.<br />
On se met à imaginer avec ferveur cet autre qui se loverait contre nous sous la couette pour partager un peu de sa chaleur, rallumer la flamme des cendres de notre âtre, cet autre qui comblerait le vide froid où l'automne s'installe. On l'imagine tellement qu'une image se forme dans notre esprit, à l'orée de la réalité et du rêve, dans cet entre-deux matinal où le froid n'a pas encore chassé les rêves de la nuit. On a passé la nuit dans ses bras forts, ses bras d'inconnu qu'on sait qu'on aime, et quand on ouvre finalement les yeux, il n'est plus là, il nous a abandonné. C'est qu'il n'existe pas dans notre réalité.<br />
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Un coup de vent, une feuille qui tombe, une minute de jour évaporée, un lit plus vide, des rêves mélancoliques...<br />
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Pas de doute, c'est l'automne.]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071029005800/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-10-29T00:58:00+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071022233730/newborn/"><title>Newborn</title><description>Le fait que ce &quot;blog&quot; soit nouveau-né, et inconnu, me laisse une liberté formidable. Personne ne le lit, je n'ai pas à craindre de jugement. J'ai devant moi l'infinité d'un espace vierge, et cet espace m'appartient. J'en fais ce que je veux. Si je décide de le gâcher, personne n'en sera témoin. Cependant, si je décide d'essayer de le modeler à ma convenance et d'en faire un espace personnel me représentant, je cours le risque qu'un observateur inconnu trouve le chemin vers mon antre et jette un oeil par cette fenêtre sur ma personne. Sentiment excitant de l'exhibitionnisme, je mets mon âme à nue au grand public, pour l'instant personne ne la voit, mais qui sait... ?

Sentiment effrayant de la page blanche, aussi. Une infinité, c'est dur à remplir. Peur de ne pas être à la hauteur, de n'être qu'un individu somme toute banal, de ne pas réussir cet exercice mieux que mon voisin. Envie de compétition, de me démarquer des autres, de ne pas faire partie de ces &quot;gens&quot;, mais d'être Moi.

Que dire de plus ? Ici ne sera pas l'endroit où je raconterai ma vie sexuelle (ou mon absence de), ni même où je raconterai ma vie tout court. Plutôt un bloc note, un fouillis d'idées et d'humeurs, de pensées à demi formées et inachevées, à l'état brut, sans embellissement, mais avec les ratures, les erreurs. Une lucarne, une fenêtre, grande ouverte, avec à peine un rideau blanc pour me cacher. Sans prétention.

Peut-être que l'éventuel voyeur en aura ainsi l'envie de faire ma connaissance. Peut-être pas. C'est ça aussi, la loterie de la vie.</description><content:encoded><![CDATA[Le fait que ce "blog" soit nouveau-né, et inconnu, me laisse une liberté formidable. Personne ne le lit, je n'ai pas à craindre de jugement. J'ai devant moi l'infinité d'un espace vierge, et cet espace m'appartient. J'en fais ce que je veux. Si je décide de le gâcher, personne n'en sera témoin. Cependant, si je décide d'essayer de le modeler à ma convenance et d'en faire un espace personnel me représentant, je cours le risque qu'un observateur inconnu trouve le chemin vers mon antre et jette un oeil par cette fenêtre sur ma personne. Sentiment excitant de l'exhibitionnisme, je mets mon âme à nue au grand public, pour l'instant personne ne la voit, mais qui sait... ?<br />
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Sentiment effrayant de la page blanche, aussi. Une infinité, c'est dur à remplir. Peur de ne pas être à la hauteur, de n'être qu'un individu somme toute banal, de ne pas réussir cet exercice mieux que mon voisin. Envie de compétition, de me démarquer des autres, de ne pas faire partie de ces "gens", mais d'être Moi.<br />
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Que dire de plus ? Ici ne sera pas l'endroit où je raconterai ma vie sexuelle (ou mon absence de), ni même où je raconterai ma vie tout court. Plutôt un bloc note, un fouillis d'idées et d'humeurs, de pensées à demi formées et inachevées, à l'état brut, sans embellissement, mais avec les ratures, les erreurs. Une lucarne, une fenêtre, grande ouverte, avec à peine un rideau blanc pour me cacher. Sans prétention.<br />
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Peut-être que l'éventuel voyeur en aura ainsi l'envie de faire ma connaissance. Peut-être pas. C'est ça aussi, la loterie de la vie.]]></content:encoded><link>http://blog.hitori.gayattitude.com/20071022233730/newborn/</link><dc:creator>Hitori</dc:creator><dc:date>2007-10-22T23:37:30+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hitori.gayattitude.com/20071022000210/again/"><title>Again</title><description>Une fois encore, l'angoisse me prend aux tripes, m'étreint. Je devrais dormir, je ne peux pas. Je pense à demain, je ne veux pas être demain, je veux que cet instant ne s'arrête pas, qu'il s'étire à l'infini. Un coeur de nuit sans fin, à penser, à avoir peur, à espérer. A pleurer, à écrire, à lire.

Nu, dans mon lit, je me contorsionne, je m'étire, je me recroqueville, je cherche une position, &quot;la&quot; position, celle qui me donnera envie de ne plus bouger, celle qui me permettra de me perdre dans l'infini, dans un état second, un moment d'éternité. J'écoute une symphonie, le son des violons et du piano s'entremêlent et me portent dans les airs, et soudain je ne suis plus dans mon corps, j'ai les yeux fermés et je rêve. 

Je rêve que cette nuit ne finira jamais, je rêve que je n'aurai pas à faire face à la réalité demain, une réalité froide et triste, et grise, une réalité qui ne me donne plus envie de rire, ou même de sourire. Je fantasme, et les étoiles cachées par la brume parisienne apparaissent, je suis ailleurs, partout et nulle part. Cette nuit ne finira pas tant que je ne l'aurai pas décidé, cette nuit au moins m'appartient, si pas la journée de demain.

Je pense à moi, et je pense aux autres. Je pense à celui que je voudrais être, et celui que je montrerai, tous deux inconnus à la personne que je suis réellement, et je pense aux autres, qui ont peut-être le même problème, et je pense que tout en découle. Je pense que tout irait beaucoup mieux si nous pouvions être nous-même, sans peur, sans honte, juste nous, devant tout le monde. Et alors on n'aurait plus à se cacher, seul dans son lit, au milieu de la nuit, à sangloter dans les bras de son oreiller.

Cette nuit m'appartient, et tant pis si demain la réalité n'en sera que plus dure. Pour cette nuit, je suis moi, et je suis immortel.

Pour cette nuit.

</description><content:encoded><![CDATA[Une fois encore, l'angoisse me prend aux tripes, m'étreint. Je devrais dormir, je ne peux pas. Je pense à demain, je ne veux pas être demain, je veux que cet instant ne s'arrête pas, qu'il s'étire à l'infini. Un coeur de nuit sans fin, à penser, à avoir peur, à espérer. A pleurer, à écrire, à lire.<br />
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Nu, dans mon lit, je me contorsionne, je m'étire, je me recroqueville, je cherche une position, "la" position, celle qui me donnera envie de ne plus bouger, celle qui me permettra de me perdre dans l'infini, dans un état second, un moment d'éternité. J'écoute une symphonie, le son des violons et du piano s'entremêlent et me portent dans les airs, et soudain je ne suis plus dans mon corps, j'ai les yeux fermés et je rêve. <br />
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Je rêve que cette nuit ne finira jamais, je rêve que je n'aurai pas à faire face à la réalité demain, une réalité froide et triste, et grise, une réalité qui ne me donne plus envie de rire, ou même de sourire. Je fantasme, et les étoiles cachées par la brume parisienne apparaissent, je suis ailleurs, partout et nulle part. Cette nuit ne finira pas tant que je ne l'aurai pas décidé, cette nuit au moins m'appartient, si pas la journée de demain.<br />
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Je pense à moi, et je pense aux autres. Je pense à celui que je voudrais être, et celui que je montrerai, tous deux inconnus à la personne que je suis réellement, et je pense aux autres, qui ont peut-être le même problème, et je pense que tout en découle. Je pense que tout irait beaucoup mieux si nous pouvions être nous-même, sans peur, sans honte, juste nous, devant tout le monde. Et alors on n'aurait plus à se cacher, seul dans son lit, au milieu de la nuit, à sangloter dans les bras de son oreiller.<br />
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Cette nuit m'appartient, et tant pis si demain la réalité n'en sera que plus dure. Pour cette nuit, je suis moi, et je suis immortel.<br />
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Pour cette nuit.<br />
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