J'écoute : Radiohead
Je regarde : Mushishi
Je lis : The Waves - Virginia Woolf
Je joue : Okami - PS2
Je mange : des tartines de nutella
Je bois : du jus de carottes
Je cite : Ah ! ne pas bouger, ne pas partir ! Maintenir tout cela pour toujours !
Je pense : à ne pas penser.
Je rêve : donc je suis.
(mis à jour mardi 25 mars 2008 à 00:01)

22/10/2007

22/10/07 - 00:02

Again

Une fois encore, l'angoisse me prend aux tripes, m'étreint. Je devrais dormir, je ne peux pas. Je pense à demain, je ne veux pas être demain, je veux que cet instant ne s'arrête pas, qu'il s'étire à l'infini. Un coeur de nuit sans fin, à penser, à avoir peur, à espérer. A pleurer, à écrire, à lire.

Nu, dans mon lit, je me contorsionne, je m'étire, je me recroqueville, je cherche une position, "la" position, celle qui me donnera envie de ne plus bouger, celle qui me permettra de me perdre dans l'infini, dans un état second, un moment d'éternité. J'écoute une symphonie, le son des violons et du piano s'entremêlent et me portent dans les airs, et soudain je ne suis plus dans mon corps, j'ai les yeux fermés et je rêve.

Je rêve que cette nuit ne finira jamais, je rêve que je n'aurai pas à faire face à la réalité demain, une réalité froide et triste, et grise, une réalité qui ne me donne plus envie de rire, ou même de sourire. Je fantasme, et les étoiles cachées par la brume parisienne apparaissent, je suis ailleurs, partout et nulle part. Cette nuit ne finira pas tant que je ne l'aurai pas décidé, cette nuit au moins m'appartient, si pas la journée de demain.

Je pense à moi, et je pense aux autres. Je pense à celui que je voudrais être, et celui que je montrerai, tous deux inconnus à la personne que je suis réellement, et je pense aux autres, qui ont peut-être le même problème, et je pense que tout en découle. Je pense que tout irait beaucoup mieux si nous pouvions être nous-même, sans peur, sans honte, juste nous, devant tout le monde. Et alors on n'aurait plus à se cacher, seul dans son lit, au milieu de la nuit, à sangloter dans les bras de son oreiller.

Cette nuit m'appartient, et tant pis si demain la réalité n'en sera que plus dure. Pour cette nuit, je suis moi, et je suis immortel.

Pour cette nuit.

commentaires

12/04/08 - 18:17

on parle d'amour infinie...

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